Le projet
L’objectif du projet est de donner un soutien technique au Centre Hospitalier Monkole et à l’Institut Supérieur en Sciences Infirmières (ISSI).
L’Institut Supérieur en Sciences infirmières (ISSI)
En 2005, LINCCO a établi un partenariat avec une entreprise d’ici, Servir Plus, afin que des infirmières canadiennes puissent offrir des formations de quelques semaines à une cinquantaine d’étudiantes-infirmières de l’Institut supérieur en sciences infirmières (ISSI) de Kinshasa, fondé en 1994.
Depuis 2005, LINCCO a envoyé cinq infirmières canadiennes en mission à Kinshasa, la capitale congolaise. Au mois d'août 2010, une infirmière de la ville de Québec s'est envolée pour une mission de dix mois organisée par LINCCO à l'Institut Supérieur en Sciences Infirmières (ISSI) de Kinshasa. Jusqu'en juillet 2011, elle a collaboré avec les infirmières- enseignantes de l’ISSI à élaborer un manuel de techniques et de démarche de soins, à réviser et corriger des grilles d’évaluation de stages, et à suivre, évaluer et former des stagiaires et des étudiantes. De plus, elle-même effectue des stages à l'Hôpital Monkole deux fois par semaine pour connaître le milieu sanitaire congolais en pédiatrie, en maternité, en chirurgie, en médecine interne et dans les annexes médico-sociales.
À l'été 2011, une autre mission a pris son envol alors qu'un infirmier de Saguenay s'est rendu à Kinshasa pour donner des cours en pédopsychiatrie à l'ISSI.
Le Centre Hospitalier Monkole
Depuis 2006, un neuropédiatre canadien, le Dr Albert Larbrisseau, du Centre hospitalier Sainte-Justine, à Montréal, a réalisé quatre missions de formation à des médecins de Monkole. Chaque année du matériel pédagogique y est envoyé.
En 2010, la fondation Assaly a offert 25 000$ à des médecins sous forme de sept bourses pour l’obtention de leur titre de spécialistes. Ils travailleront dans le nouveau CHME- Monkole.
Les besoins :
La RDC est classée au 155ième rang (sur 173 pays) au plan de l’Indice du développement humain
- En raison d’une guerre civile qui a entraîné la mort de quelque 3 millions de personnes, la situation de la RDC s’est sensiblement détériorée depuis 25 ans. Beaucoup d’enfants-soldats ont été exploités au cours de la guerre et les viols ont été incessants. Pillage, absence complète d’encadrement juridique, afflux de réfugiés et migrations internes ont été le lot de la population.
- La crise politique et économique avant et après la guerre a eu pour effet de propager la pauvreté. Le taux de chômage est d’environ 80 %, d’où économie de survie.
- Le taux de mortalité infantile est de 98 morts pour 1 000 naissances vivantes et l’espérance de vie à la naissance est de 49 ans. Le nombre d’habitants atteints du VIH-sida est de 1,1 million, soit 5 % de la population. Chaque année, quelque 100 000 personnes en meurent.
- Des décennies de déclin, d’instabilité et de guerre ont sensiblement affaibli les institutions de la RDC. L’éducation y est considérée comme un luxe. Comme la plupart des enseignants ne peuvent compter sur leur salaire, bon nombre d’entre eux exercent d’autres activités pour survivre, de sorte que l’enseignement scolaire laisse beaucoup à désirer.
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